Archives de catégorie : Activités publiques

Ce 23 janvier 2026 à l’Espace Lasson, M. Miguel Montargès, Astronome, présente une conférence publique sur l’étoile supergéante rouge Bételgeuse

Mais où sont passés les photons de Bételgeuse ?

Dans le cadre de notre cycle trimestriel de conférences scientifiques ouvertes au public, M. Miguel Montargès, Astronome au LIRA et spécialiste des supergéantes rouges, présente ce soir une conférence sur les observations de l’étoile supergéante Bételgeuse par le VLT.

Miguel Montargès entre passion des étoiles et du site de ...

La conférence s’est déroulée devant un public nombreux, composé d’amateurs éclairés et de passionnés d’astronomie. L’ambiance était studieuse : chacun est venu pour comprendre ce qui s’est réellement passé lors de la baisse spectaculaire de luminosité de Bételgeuse en 2019–2020.

Pour commencer, Miguel Montargès replace Bételgeuse dans son décor naturel : la constellation d’Orion (ci-dessous), l’une des plus reconnaissables du ciel d’hiver.
Il projette l’image du chasseur céleste, où l’étoile rouge occupe l’épaule gauche de la figure mythologique.

Ce qu’il faut retenir sur Bételgeuse:
Étoile instable et imprévisible : Les supergéantes rouges comme Bételgeuse connaissent des épisodes irréguliers de perte de masse et de variations extrêmes.
Impact médiatique : Les images spectaculaires ont suscité un vif intérêt mondial, mettant en lumière le travail des astronomes.
Perspectives : Le futur Extremely Large Telescope permettra d’observer la convection stellaire et la formation de poussière en temps réel.

Sa couleur rougeâtre, visible à l’œil nu, témoigne de sa faible température de surface et de son statut d’étoile évoluée. Bételgeuse se situe à environ 724 années‑lumière de notre système solaire, même si cette distance reste entachée d’une incertitude notable.

Son rayon atteint près de neuf cents fois celui du Soleil, pour une masse estimée entre quinze et vingt masses solaires. Sa température de surface avoisine les 3400 kelvins, ce qui explique sa teinte caractéristique, et sa luminosité dépasse de plus de dix mille fois celle de notre étoile.
Elle présente également des variations de luminosité selon deux pseudo‑périodes principales, d’environ 400 et 200 jours.

Miguel Montargès insiste ensuite sur un point fondamental : la surface de Bételgeuse n’est pas calme (cf ci-dessous). Elle est dominée par d’immenses cellules de convection, certaines pouvant atteindre la taille de l’orbite de Mars.
Ces mouvements de matière chaude et froide entraînent des variations de luminosité, créent des zones plus froides — de véritables taches stellaires — et génèrent des instabilités dans les couches atmosphériques. Ils favorisent également la formation de poussière, un élément clé pour comprendre l’événement de 2019–2020.

La distance de Bételgeuse, elle aussi, pose problème.
Contrairement à une étoile ponctuelle, Bételgeuse est immense et relativement proche, ce qui complique considérablement les mesures.
Son diamètre apparent, d’environ cinquante milliarcsecondes, est presque dix fois plus grand que sa parallaxe, qui n’atteint que cinq milliarcsecondes.

L’étoile est presque aussi grande que le mouvement que l’on cherche à mesurer. À cela s’ajoute une atmosphère étendue et irrégulière : convection, poussière, asymétries et variations temporelles rendent la « surface » difficile à définir.
Les instruments ne voient pas un disque net, mais une structure mouvante et complexe. Enfin, les modèles utilisés pour interpréter les données influencent directement le résultat final.
Ainsi, la distance de Bételgeuse n’est pas mal connue par manque d’instruments, mais parce que la nature même de l’étoile rend la mesure extrêmement délicate.

La disparition des photons

Chute brutale de luminosité : Dès décembre 2019, une baisse inédite est observée, confirmée par les astronomes amateurs et professionnels.
Réactivité scientifique : En moins de six heures, des observations exceptionnelles sont réalisées avec le Very Large Telescope, révélant une asymétrie spectaculaire sur la surface de Bételgeuse.
Enquête approfondie : Les analyses combinent modélisation atmosphérique (PHOENIX) et simulation de poussière (RADMC3D). La solution : un refroidissement local provoque la condensation de poussière, masquant partiellement la lumière de l’étoile
.

La seconde partie de la conférence prend la forme d’un récit chronologique, presque minute par minute, des événements de l’hiver 2019–2020.
Tout commence le 7 décembre 2019, lorsqu’un message laconique publié dans un Astronomer’s Telegram signale une chute anormale de luminosité.
Les observateurs amateurs confirment rapidement la tendance, et les données de l’AAVSO montrent une baisse rapide, inhabituelle (ci-dessous).

Dans la communauté, l’inquiétude monte :
Bételgeuse est connue pour ses variations, mais jamais une diminution aussi brutale n’avait été enregistrée.
Au fil des jours, les mesures continuent de baisser. Miguel Montargès échange avec plusieurs collègues : la possibilité d’une simple conjonction de périodes est évoquée, mais rapidement écartée.
L’amplitude de la chute dépasse les variations habituelles.
Le 19 décembre, face à l’évolution rapide de la situation, il décide de déposer une demande d’observation urgente auprès du Very Large Telescope.


Le 22 décembre, une requête est officiellement envoyée à l’ESO. Il s’agit d’une demande discrétionnaire, un canal spécial permettant d’obtenir du temps d’observation en dehors des procédures habituelles, réservé aux événements astronomiques majeurs.

Miguel Montargès justifie l’urgence : la baisse est sans précédent, l’étoile est suffisamment brillante pour être observée avec une résolution exceptionnelle, et l’événement pourrait être transitoire.

La réponse arrive dans la nuit du 26 au 27 décembre.
À 00h28, l’ESO donne son accord : les instructions d’observation peuvent être envoyées immédiatement. Miguel Montargès prépare alors les blocs d’observation en urgence, depuis la page personnelle du coordinateur, car le programme n’existait pas encore dans le système.
À 01h38, les blocs sont transmis au Chili.
À 06h18, les observations SPHERE sont exécutées.

En moins de six heures, la chaîne complète — décision, préparation, transmission, exécution — est réalisée. Un délai exceptionnel dans le monde de l’astronomie professionnelle !

Le 29 décembre, les données SPHERE à 644.9nm (rouge) sont reçues et réduites.
Le 30 décembre, Miguel Montargès découvre les images finales. Elles révèlent une asymétrie spectaculaire : une portion de la surface de Bételgeuse semble obscurcie.

Ce premier résultat confirme que l’événement n’est pas une simple variation photométrique globale, mais un phénomène physique localisé, visible directement sur le disque stellaire.
À partir de ces images, l’équipe lance une série d’observations complémentaires avec GRAVITY et MATISSE, afin de déterminer si l’assombrissement provient d’un refroidissement local ou d’un nuage de poussière récemment formé.

Le verdict des étoiles

Après avoir présenté les observations et les premières hypothèses, Miguel Montargès consacre la dernière partie de sa conférence à l’analyse approfondie des données.
C’est là que l’enquête scientifique prend toute son ampleur : il ne s’agit plus seulement de constater un phénomène, mais d’en comprendre les mécanismes intimes.

Pour interpréter les images SPHERE et les mesures interférométriques, l’équipe s’appuie sur deux outils complémentaires.
Le premier, PHOENIX, permet de simuler l’atmosphère de Bételgeuse : sa structure, sa distribution de température, l’apparence de sa surface lorsqu’une tache froide s’y développe, et l’influence de la convection sur la luminosité globale.

Les modèles montrent qu’un refroidissement localisé, de l’ordre de quelques centaines de kelvins, pourrait expliquer une partie de l’assombrissement observé.
Mais très vite, une limite apparaît : même en poussant les paramètres, une tache froide seule ne suffit pas à reproduire l’ampleur de la baisse de luminosité enregistrée depuis la Terre.

La clé du mystère apparaît lorsque les deux phénomènes sont combinés.
Une cellule convective descendante provoque un refroidissement local de la surface. Cette baisse de température crée les conditions idéales pour que la poussière se condense dans la région située juste au-dessus de la zone froide.
Le nuage ainsi formé masque alors une partie de la lumière de l’étoile, produisant l’assombrissement spectaculaire observé depuis la Terre.

Miguel Montargès rappelle que, si l’épisode est exceptionnel par son ampleur et par la qualité des observations obtenues, il n’est probablement pas unique dans la vie d’une supergéante rouge.
Ces étoiles massives sont instables, sujettes à des épisodes irréguliers de perte de masse et à des variations de surface parfois extrêmes.

Ce qui distingue l’événement de 2019–2020, c’est que la communauté scientifique a eu la chance — et la réactivité — de l’observer en direct, avec des instruments capables de résoudre la surface de l’étoile.

L’impact médiatique, lui, dépasse largement le cadre scientifique.
Les images SPHERE, spectaculaires et immédiatement compréhensibles, circulent dans les médias du monde entier. En quelques jours, elles sont reprises par les grands journaux internationaux (70000 vues sur deux semaines sur le site de l’ESO et une portée estimée de 2.3 Milliards de personnes), commentées sur les réseaux sociaux et interprétées, parfois de manière excessive, comme le signe avant-coureur d’une supernova imminente.

Miguel Montargès souligne que cette médiatisation, bien qu’elle ait parfois amplifié les inquiétudes, a eu un effet positif : elle a mis en lumière le travail des astronomes et l’importance de surveiller les étoiles évoluées.

Quant au futur Extremely Large Telescope (ci-dessus), il offrira une résolution sans précédent, permettant d’observer la convection stellaire presque en temps réel et de suivre la formation de poussière sur des échelles de temps de quelques semaines.

Miguel Montargès referme ainsi l’enquête, tout en rappelant que Bételgeuse reste une étoile imprévisible.
L’événement de 2019–2020 a offert une occasion unique d’observer un phénomène rare et a ouvert de nouvelles pistes pour comprendre les dernières phases de vie des étoiles massives.
Notre club restera à l’écoute des nouvelles découvertes sur Bételgeuse et sur l’évolution des supergéantes rouges. Miguel Montargès viendra certainement nous en reparler lors d’une prochaine conférence.

Nous remercions chaleureusement notre conférencier pour son intervention et ses explications passionnantes, ainsi que Bruno P pour le compte-rendu.

@Michel

Atelier enfant du dimanche 7 décembre 2025 : Quatre planètes telluriques: La vie?

Le dimanche 7 décembre, le groupe enfant du club a réalisé un atelier sur toute une après midi, à la Maison Verte. Quatorze enfants, âgés de 8 à 13 ans, ont répondu présents. Quatre groupes d’enfants se sont alternés entre quatre ateliers, animés par Fabrice, Gilles, Jean Pierre et Robert. L’objectif général était d’amener les enfants à appréhender les caractéristiques des planètes telluriques que sont la température, le magnétisme, la gravité et l’atmosphère; et les amener à comprendre leur rôle dans l’apparition de la vie sur notre planète Terre.


Afin de simplifier le propos, des expériences pratiques ont été élaborées par chacun des protagonistes. Pour exemple : – Gilles, en charge de la gravité, leur a fait répliquer le principe d’un orbite céleste a l’aide d’un drap, d’une boule de pétanque et de billes. – Fabrice, leur a fait plusieurs démonstrations pour illustrer les différentes modes de transfert de la chaleur; – Robert les a fait manipuler aimants et boussole – Jean Pierre s’est attaqué au fonctionnement du baromètre de Torricelli…Bien d’autres illustrations pratiques leur ont été proposées!


Nourris de pleins de nouvelles connaissances, l’atelier s’est conclu par un goûter et la création d’une boule de Noël cosmique, pour partir avec un petit souvenir du Club!

Ce 28 novembre 2025 à l’Espace Lasson, M. Alessandro Morbidelli présente une conférence intitulée : Une brève histoire du système solaire.

Ce soir, dans le cadre de notre cycle trimestriel de conférences scientifiques ouvertes au public, nous avons le plaisir de recevoir M. Alessandro Morbidelli, Planétologue et Professeur au Collège de France, pour la présentation d’une conférence intitulée : Une brève histoire du système solaire.

Nous remercions chaleureusement notre conférencier pour son intervention et ses explications passionnantes, ainsi que Fabrice B pour le compte rendu.

@ Michel

Soirée publique d’observations astronomiques à l’Espace Jeanne Moreau, Saclay (91).

Samedi 1er novembre 2025 entre 20h00 et 22h30, le Club d’astronomie d’Antony a organisé, à l’initiative du Comité de quartier du Val d’Albian et avec le concours de la municipalité de Saclay (91), une soirée publique d’observations astronomiques intitulée Voie Lactée Ensemble à Saclay, afin de permettre au public de découvrir le ciel étoilé.

Cet évènement s’est déroulé à l’Espace Jeanne Moreau (quartier du Val d’Albian), aimablement mis à disposition du Club par la municipalité. Il s’est articulé autour d’une exposition présentant l’ensemble de nos activités, ainsi que des observations astronomiques proposées au public depuis plusieurs spots animés par des membres du Club.

L’exposition a permis de sensibiliser les visiteurs, petits et grands, à l’astronomie, par la présentation des photographies d’astronomie entièrement réalisées par les membres de l’association. Le public a également été également invité, dans une partie réservée de l’Espace Jeanne Moreau, à découvrir une projection des photos d’astronomie effectuées en 2025 ainsi qu’une illustration musicale originale créée par un membre du Club. Le public était très intéressé, surtout les plus jeunes !
Un stand d’information du Comité de quartier a également été mis à la disposition du public.

Nous retrouvons plusieurs membres du Club !

Des observations astronomiques sont proposées sur le parvis de l’Espace Jeanne Moreau, avec le concours de Jean-Jacques B, Matthias T, Jocelyn R, Guy M, Robert M, Amar B et Caroline M.
Les conditions météorologiques, d’abord peu favorables, s’améliorent en cours de soirée et permettent d’observer la Lune et la planète Saturne.
Monsieur le Maire, accompagné de plusieurs élus de la commune, nous font le plaisir de participer à cette soirée.

Les observations se multiplient dans une ambiance sympathique et décontractée. Les enfants sont visiblement très intéressés et posent de nombreuses questions !

Les bonnes conditions météorologiques nous ont permis, en fin de soirée, de réaliser une astrophotographie de la nébuleuse planétaire Messier 27 (dite nébuleuse de l’Haltère).

Nous remercions chaleureusement Monsieur le Maire de Saclay, Madame Delphine Croci, présidente du Comité de quartier du Val d’Albian ainsi que les services de la municipalité, qui ont permis la réalisation de cette soirée d’observations astronomiques.

Nous remercions également les membres du Club d’astronomie d’Antony pour leur présence ainsi que le public (100 à 150 visiteurs) qui ont participé à cet évènement.

@Michel

Nous étions à la fête de la science à l’Espace Vasarely !

Samedi 11 et dimanche 12 octobre 2025, le Club d’astronomie d’Antony à participé à la fête de la science, organisée par la municipalité d’Antony, à l’Espace Vasarely.

Nous avons pu présenter, sur le stand du Club, l’ensemble de nos activités au public, notamment les photographies d’astronomie entièrement réalisées par les membres de l’association.

Un atelier « Enfants » a également été animé par les membres du groupe Enfants du Club (Jean-Pierre, Maud, Robert, Fabrice, Gilles, Catherine), dont le thème était : « Quatre planètes: la Vie » (Mercure, Vénus, la Terre, Mars) représentées en miniatures ainsi que le Soleil.

Nous installons le stand du club avec le concours de Amar (nouveau membre).
Puis Hervé M, Jean-Pierre, Robert, Jean-Jacques B et Gilles nous rejoignent.

Samedi après-midi, les premiers visiteurs arrivent, très intéressés par nos activités, surtout les plus jeunes !

Les premiers astronomes juniors prennent également possession de l’atelier Enfants, animé par Jean-Pierre, Catherine et Gilles!

Puis Robert prend la suite, les enfants sont passionnés par l’astronomie !
Des explications sont également fournies aux visiteurs, intéressés par les photographies astronomiques.

Christophe nous rend une sympathique visite, les enfants au stand du club sont très curieux et posent de nombreuses questions !!

Les parents sont attentifs aux explications de Robert, les astronomes juniors participent activement à l’atelier !

Ici, représentation de la position des planètes rocheuses du système solaire, positionnées depuis notre étoile.

Grande discussion avec Georges O, sous le regard de Jean-Jacques…

Hervé S se joint aux membres du club, dans une ambiance décontractée !

Maud et Fabrice complète l’équipe du groupe Enfant!

Le temps de recharger les batteries, et c’est reparti !

Nous avons la sympathique visite de Matthias, notre secrétaire général !

Et puis la journée se termine, ainsi que cette édition 2025 de la fête de la science.

Nous remercions la municipalité d’Antony pour l’organisation de cet évènement à l’Espace Vasarely.
Un grand merci à tous pour votre participation et votre présence !

@Michel

Ce 3 octobre à l’Espace Henri Lasson à Antony, M. Daniel Pomarède présente une conférence intitulée : Découverte des grandes structures cosmologiques Laniakea et Ho’oleilana

I – Historique :
Monsieur Daniel Pomaréde, astrophysicien à l’IRFU (Institut de Recherche sur les lois Fondamentales de l’Univers à Saclay), cosmographe, a participé à la découverte et cartographié  Laniakea et  Ho’oleilana qui sont de grandes structures de l’univers.
Sa conférence, ce soir, s’articule autour de trois parties : 
l’ historique, la découverte de Laniakea enfin celle de Ho’oleilana.

Hommage aux précurseurs Hubble, Humason, Sandage chercheurs au mont Wilson et au mont Palomar. Ils sont à l’origine de la vision d’ un univers en expansion gouverné par la loi de Hubble : les galaxies s’éloignent les unes des autres à une vitesse  proportionnelle à leur distance respective.
Cette loi permet de déterminer l’âge de l’univers.
De plus, Hubble a repoussé les limites de la cartographie de l’univers par ses observations.

D’autres Astrophysiciens ont mis en évidence des déviations par rapport à la loi de Hubble. Perturbations dues à la gravitation et la distribution des galaxies à grande échelle.
En 1946, Georges Gamov : les galaxies s’organisent en méta structures et tournent autour d’un centre de gravité commun.

Dans les années 1950, Véra Rubin étudie dans les catalogues de galaxies. Elle met en évidence un lieu où des vitesses de galaxie ont des valeurs non prévues par la loi de Hubble. Après un échec notoire devant l’American Astrophysical Society, elle démarre une thèse avec Georges Gamov sur la distribution des galaxies. Sur 96 galaxies étudiées; mise en évidence d’un mouvement d’ensemble de ces galaxies de  plusieurs centaines de km/s. (400km/s).
Pionnière des courants cosmiques et de l’ étude du déplacement des galaxies.
En 1953 Gérard de Vaucouleurs  découvre le superamas local.

Dans les années 1980, Valérie de Lapparent, Margaret Geller et John Huchra : structure à grande échelle dans la distribution des galaxies.
Dans cette cartographie, toile cosmique en 3D avec un nœud au niveau de l’amas de galaxies dans la constellation de la Chevelure de Bérénice.
Autour de ce nœud se rencontre des filaments dont un qui vient vers nous, un autre rejoint une structure importante le Grand Mur et autour de nombreux vides.

En 1988 « les 7 samouraïs », Lynden-Bell, Faber, Burstein, Davies, Dressler, Terlevich, Wegner, découvrent le Grand Attracteur.
Observations des vecteurs vitesses de 400 galaxies. Ces vecteurs vitesses s’éloignent de nous car nous ne mesurons que la composante radiale. En vérité elles vont dans toutes les directions de l’espace.
Sur la carte, C pour amas du Centaure, H pour amas de l’Hydre, ils ont donné le nom à cette région de Grand Attracteur. Ces courants cosmiques convergent vers une zone située à 200 millions AL dans la direction du Centaure.

En 1965, à l’aide de l’antenne cornet de Holmdel Arno Penzias et Robert W. Wilson trouvent un bruit de fond irréductible venant de toutes les directions et  découvrent la lumière de fond cosmologique (prix Nobel 1978).
C’est un rayonnement isotrope avec une température de 2,7 Kelvin.
Elle sert de référentiel et nous allons pouvoir mesurer notre propre vitesse.

Le fond diffus cosmologique est un rayonnement : première lumière de l’univers  émise contenant des informations sur sa structure primordiale.
Sur cette carte en rouge les endroits les plus denses et les plus chauds : formation des galaxies, des amas de galaxies, des filaments et en bleu les endroits moins denses et les plus froids ce sont les vides.

Dipôle dans les mesures fines de ce rayonnement du fond diffus cosmologique.
Si nous faisons l’hypothèse que nous sommes en mouvement dans l’univers, les longueurs d’onde reçues vont être raccourcis et dans la direction opposée elles sont agrandies. Cela se traduit à 180° par une forme de dipôle.
En 2006, Georges Smoot prix Nobel : première expérience, à bord d’un avion U2 et d’un radiomètre perçoit cette première formation du dipôle.

Lors d’une seconde expérience avec le satellite COBE, ce dipôle est  photographié.
Nous nous déplaçons dans l’univers à environ 630 km/s.

Petit groupe de travail avec:
Brent Tully : Professeur à l’université d’Hawaï, (Relation Tully-Fischer) : distance des galaxies, mesure de la constante de Hubble et les cartographies,
Hélène Courtois Professeur à l’université de Lyon,
Yehuda Hoffman Théoricien de l’université Hébraïque de Jérusalem,
Daniel Pomarède Spécialiste de la visualisation et de la cartographie.

Daniel Pomarède : développe un logiciel de visualisation interactive de données en 3D. Il utilise le système de coordonnées super galactiques qui a été proposé par Gérard de Vaucouleurs.
Les positions sont exprimées en km/s. Ses schémas permettent de s’affranchir de la constante de Hubble. La carte va de 0 à 8000 km/s ou de 0 à 107 Mps ou de 0 à 348 millions d’années lumière (AL).

II – Découverte de Laniakea
Visualisation d’objets de l’univers locale.
Cube de 900 km/s de large, soit 12 millions de Parsecs ou 40 millions d’année lumière. Dans le plan nous visualisons de nombreux objets.

1- En haut de ce plan : vide local découvert par Brent Tully  (années 1980), quelques galaxies isolées.
2- Face à ce plan, des groupes de galaxies, en son centre : groupe  local avec une composante associée à la Voie Lactée suivi d’ un cortège satellite de galaxies naines et avec une autre composante associée à la galaxie d’Andromède. Entre la galaxie d’Andromède et la Voie Lactées, nous avons 2 millions AL.
3- Autres groupes Messier 81, Messier 101, Centaurus A….
Le vide est en expansion attiré par les structures voisines.

Agrandissement du cube : 2000 km/s soit 27 Mps ou 87 millions AL.
Apparition d’un amas très important de galaxies dans la constellation de la Vierge. Amas contenant environ 2000 galaxies qui nous attire par gravitation mais s’éloigne de nous à 1200 km/s à cause de l’expansion de l’univers.

Surface d’énergie nulle : lieu d’équilibre entre la gravitation et l’expansion de l’univers.
Toutes les galaxies à l’intérieur de cette sphère vont tomber sur l’amas de la Vierge.
En dehors de cette surface, aucune structure n’est attirée, c’est le cas de notre Voie Lactée et de la galaxie d’Andromède.
Nous n’appartenons donc pas au super amas de la Vierge.

Rubin et Ford travaillaient sur 96 galaxies; les 7 samouraïs : un catalogue de 400 galaxies;
Courtois et Tully démarre : nouveau catalogue  (Cosmicflows-1) avec 1700 galaxies.
Le petit groupe avec Daniel Pomarède : Analyse et cartographie issue de ce premier catalogue donnant lieu à un premier article en 2013 publié dans Astronomical  Journal.

Observation de la Voie Lacté, l’amas de la Vierge, les points blancs sont des galaxies, les vecteurs vitesses en bleu pointent vers nous, les vecteurs vitesses en rouge  s’éloignent de nous.
Le but : reconstruire le champ de vitesse et celui de densité à partir des vitesses de ces 1700 galaxies.
Le fond coloré nous indique une tranche du champ de densité peu dense vers les couleurs bleu foncé et se densifie progressivement vers les couleurs rouges.
Reconstitution du vide local en analysant les vitesses.
Évacuation des vides locaux : Direction de la matière vers les parties les plus denses. Elle suit des filaments et se dirige vers des attracteurs.

Le Grand Attracteur dans la région de l’amas du Centaure.
Sur ces cartes sont représentés la Voie Lactée, l’amas de la Vierge en dézoomant, apparition d’une structure filamentaire avec cinq filaments qui semblent converger vers l’amas du Centaure.

A l’aide du logiciel de Daniel Pomarède : reconstruction du champ de densité et du champ de vitesse. Il apparait le Grand Attracteur grâce aux 1 700 vecteurs. Tout l’univers local est attiré par ce Grand Attracteur.

Evolution de Cosmicflows-1 et Cosmicflows-2
– Cosmicflows-1 : 1 700 galaxies, va jusqu’à l’amas du Centaure.  –
– Cosmicflows-2 : 8 000 galaxies, va permettre la découverte de Laniakea.
Cube de 1,4 Milliards d’année lumière de coté.
Observation du Grand Mur et de la chaine d’amas de Persée-Poisson.

Laniakea nom Hawaïen mot interprété comme « Horizon Céleste Immense ou Paradis incommensurable »
Dans ce cube de 1,4 milliard d’AL, la Voie Lactée est au centre à l’origine (0,0).
Délimitation d’une région de l’univers ou des lignes de courants convergent en un lieu unique.
En dehors de cette zone, nous pensons avoir découvert un attracteur unique.
Une frontière autour de notre zone nous sépare  du Grand Mur, de Percé-Poisson.
Un attracteur lié avec la concentration de Chapelet comprenant 28 amas de galaxies.

Lorsque nous passons en 3D, observation d’une structure fermée dans toutes les directions contenant la Voie Lactée, le super amas de la Vierge, le super amas Hydra du Centaure, et le super amas Norma-Pavo-Indus.

Frontière de cette structure : délimitation d’une région de 160 Mps soit 500 millions d’AL et de 1017 masse solaire.
Pas d’information directe sur La zone grisée ou zone d’obscuration galactique, zone cachée derrière notre galaxie.

A partir de cette enveloppe, recherche du nombre de galaxies.
Observation du Grand Attracteur et des filaments qui se dirigent vers lui dont ceux de la Règle et du Pan Indien.

Daniel Pomarède nous donne ensuite quelques études après la découverte de Laniakea.
Reconstruction de la toile cosmique en utilisant les informations contenues dans les vecteurs vitesse. Analyse du tenseur de cisaillement.
En rouge, effondrement de la matière dans toutes les directions, observation des nœuds de la toile cosmique.
Dans les endroits blancs  sites vides, nous avons une expansion sur les trois axes.
Enfin filaments avec deux collapses et  expansion dans la direction opposée.

Autre expérience : Découverte d’un lieu nommé Dipôle Repeller sur la toile cosmique, il représente un vide situé à l’opposé de notre vecteur vitesse.
C’est comme s’il nous repoussait d’où son nom de Répulseur.

Avec Cosmicflows-3 (18000 galaxies) :
Observation de la convergence vers l’amas de Shapley, le dipôle de Repeller et la découverte d’un deuxième Répulseur.
C’est le Cold Spot Point trop froid et trop grand du fond diffus cosmologique (vide géant).

Découverte d’un immense filament de 1,4 milliard AL  (Mur du Pôle Sud).

III – Découverte de Ho’oleilana
Nom inspiré du chant hawaïen  de la Création : «Des ténèbres profondes s’élevaient le murmure d’un réveil »

Publication du  catalogue Cosmicflows-4 :
56 000 galaxies avec 8 méthodes de recherche différentes que l’on doit calibrer ensemble. Par exemple utilisation de 6 galaxies qui contiennent des masers, sorte de laser galactique permettant de mesurer précisément leurs distances.

Brent fait des visualisations de base: on y retrouve les principaux objets et le Grand Mur de Sloane.

Brent fait une coupe fine de ce Grand Mur : Observation d’ une sorte d’anneau d’un milliard AL correspondant aux oscillations acoustiques baryoniques, prédites en 1970 par Jim Peebles (prix Nobel 2019).

Dans l’univers primordial ,il y a eu des fluctuations aléatoires avec surdensité d’endroits contenant matière noire et baryonique.
Pendant 380.000 ans, l’univers avait la propriété d’un plasma subissant une contraction de la part de la gravitation, puis augmentation de la pression provoquant une extension. Il en résulte un système vibratoire avec production d’ondes acoustiques qui se propagent dans l’univers.

Refroidissement de l’univers : Formation des premiers atomes, disparition du plasma, émission de la lumière du fond diffus cosmologique, toutes ses vagues se sont retrouvées gelées avec des crêtes sur lesquelles la matière disponible plus importante forme des galaxies.

Recherche des excès dans la distribution des galaxies.
A 500 millions AL, nous devrions observer une sorte de coquille sphérique.
En 2005 on découvre le pic BAO.

Brent a observé la coquille sphérique et détermine son centre, son rayon et son épaisseur.
Avec ces observations Daniel Pomarède peut visualiser en 3D cette structure : Les galaxies sont visualisées en rouge avec en son centre l’amas du Bouvier.
Autour de cette coquille, observation des superamas de galaxies.

En conclusion, Daniel Pomarède nous présente cette vue d’artiste réalisé par Frédéric Durillon, représentant les quatre découvertes la voie Lactée, le volume de Laniakea avec 500 millions AL, le Mur du Pôle Sud, la région du Répulseur du dipôle et enfin l’immense structure de 1 milliard AL :  L’Ho’ oleilana.

Nous remercions chaleureusement notre conférencier pour son intervention passionnante, ainsi que Claude D pour le compte rendu.

@Michel

Ce dimanche 7 septembre 2025, nous étions au Forum des associations au centre A. Malraux Antony !

A l’occasion de la rentrée associative, le Club d’astronomie d’Antony à participé à cet évènement, organisé par la municipalité, dimanche 7 septembre 2025.

L’installation du stand du club débute vendredi avec le concours de Jean-Pierre et Bertrand, puis finalisé dimanche avec Robert. Pause croissant en attendant l’arrivée du public !

Un spot d’observation est mis en place par Robert, grâce aux bonnes conditions météorologiques, permettant d’admirer le Soleil en toute sécurité. Les premiers visiteurs se présentent déjà !

Puis plusieurs membres du Club arrivent : Christophe, Jean-Pierre, Bertrand, Georges L,
Photo de famille !

Les visiteurs prennent possession du spot d’observation solaire, notamment les plus jeunes, qui sont très intéressés. Fabrice B nous fait le plaisir de sa visite avec ses enfants.
Une inscription au club est faite au stand !

L’affluence des visiteurs se renforce alors que Emilie et Karine nous rendent une petite visite.. Le regard des enfants pour l’astronomie est passionné !

Les observations solaires se succèdent, sous un soleil radieux, Bertrand fournit des explications sur notre étoile !

Hervé M et Georges O nous rendent une sympathique visite; Alain, notre photographe évènementiel, est également présent. Une conversation animée s’engage au stand entre Georges et Jean-Pierre!

La journée se déroule dans une ambiance détendue. Les photos astronomiques réalisées par les membres du Club sont attentivement examinées par le public, très intéressé.

De nombreux parents inscrivent leurs enfants auprès de Jean-Pierre pour les activités du Groupe Enfants au Club. 20 astronomes juniors sont inscrits durant la journée !

Et puis c’est la fin de la journée consacrée au Forum des associations.
Nous remercions chaleureusement tous les membres du Club pour leurs participation et leur présence, le public, ainsi que la municipalité d’Antony pour l’organisation de cet évènement.

@Michel

Ce 13 juin à l’Espace Henri Lasson à Antony, Mme Paola Di Matteo présente une conférence intitulée : Les découvertes de Gaia

cid:dfb9e666-6f2a-4acd-8df2-978471d6dcb0

Astronome à l’Observatoire de Paris-Meudon au LIRA (Laboratoire, Instrumentation et Recherche en Astrophysique), Mme Paola Di Matteo est spécialiste de la constitution des galaxie, impliquée sur la mission Gaia.

La présentation de notre conférencière a été d’une grande limpidité, elle nous a fait voyager dans notre Voie Lactée et son voisinage proche, nous a exposé les grands principes de la mission Gaia et présenté quelques résultats remarquables issus des premières Data Release (DR).
Mais au-delà de la conférence c’est l’échange avec l’assemblée tout au long de la soirée qui est à noter.

cid:a4bdb0a6-dd7f-4526-a56a-45c784fa568f

La Voie Lactée (VL)
Dans le bestiaire galactique la VL est une Spirale Barrée.
Sa masse (matière ordinaire) est de l’ordre de 50 milliards de masse solaire (5e10 M).

cid:c3025633-e039-40c9-b472-c4c604e70fec

Les Galaxies Satellites

La VL est en interaction gravitationnelle avec d’autres galaxies, ce qui créé des perturbations du disque galactique. Il y a les 2 nuages de Magellan mais surtout la galaxie du Sagittaire : Naine spiroïdale (1000 fois plus petite que la VL), découverte il n’y a que 30 ans à peine. Elle traverse notre disque galactique de l’autre côté du bulbe, perdant des étoiles à chacun de ses passages pour former un courant stellaire.

La barre

La barre au centre de la VL, vue de côté, constitue le bulbe. Elle tourne et entraîne avec son mouvements les bras spiraux. Elle est constituée d’un ensemble d ‘étoiles en mouvement de rotation rigide.
Sa vitesse de rotation est débattue mais reste plus rapide que la vitesse des bras.
Elle n’aurait pas toujours existé et serait apparue il y a 9-10 milliards d’années (la VL à quant à elle 13 milliards d’années).
Son inclinaison actuelle est de 30°.
Sa masse (matière ordinaire) est de l’ordre de 20 milliards de M (2e10 M) sur les 50 de la galaxie. Sa longueur totale 10 kiloparsec (kpc : 1 pc =3.26 année lumière) mais il y a débat.

Le Disque

Plan dans lequel se trouvent les bras spiraux.
Les bras spiraux partent des extrémités de la barre et sont le lieu de formation des étoiles dans la VL au sein d’amas ouverts.

Le Soleil

Situé à 8,5 kpc du centre galactique, à 3 kpc du bord de l’empreinte laissée par la barre.

Amas globulaires

Amas stellaire dense formé de plusieurs centaines à plusieurs centaines de milliers d’étoiles. Ces systèmes formés il y a 10-12 milliards d’années sont constitués d’étoiles vieilles, pauvres en métaux. Il y a en a 170 référencés pour l’instant dans la VL.
Omega Centauri, amas globulaire de 3-4 millions de masses solaires (M), contient en son centre un Trou Noir.
Cet amas pourrait être le vestige de l’accrétion d’une galaxie naine.

Halo Galactique

Composante globalement sphérique qui englobe la VL et son disque.
Très peu dense il contient cependant quelques amas globulaires et des étoiles. Une étoile sur 1000 est dans le halo, ce sont en général de vieilles étoiles qui ont plein de choses à nous enseigner sur la formation et la vie de la VL.

Halo de Matière Noire

Halo qui englobe tout le halo de matière ordinaire.

Trou Noir (TN)

Avec ses 4 Millions de Mnotre Trou Noir super massif ne fait pas le poids par rapport à la barre et, ce soir, fait figure de simple figurant.

La Mission GAIA

Le satellite est lancé en 2013 au point de Lagrange L2, prévu pour recueillir des données pendant 5 ans. Sa mission a pu être prolongée de 5 années supplémentaires jusqu’en 2025. Après des essais finaux pour évaluer son état et son vieillissement il a été désorbité pour laisser la place nette.
La mission n’en est pour autant pas terminée, des résultats sont prévus au moins jusqu’en 2030 apportant leur lot de réponses et de questions.

L’objectif de Gaia est de mesurer les positions et vitesses des étoiles pour reconstituer leur mouvement dans la voie lactée :

  • 5 des dimensions (3 en position, 2 en vitesse) sont obtenues par la mesure de la parallaxe.
  • la vitesse radiale est obtenue par spectrométrie.

Le Satellite

Pour le satellite le pointage est fixe, c’est la rotation de la terre qui va permettre un balayage du ciel par les deux télescopes embarqués.

Chaque étoile aura été vue 140 fois.

https://observatoiredeparis.psl.eu/IMG/jpg/sky-scanning_complete_for_gaia_pillars.jpg

Les mesures

 PositionSpectro (vitesse radiale)
Hyparcos118 000 étoiles 
Gaia DR1 (2017)2 000 000 d’étoiles 
Gaia DR2 (2018)1 300 000 000 d’étoiles    7  200 000 d’étoiles
Gaia DR3 (2020)1 400 000 000 d’étoiles  33  200 000 d’étoiles
Gaia DR4 (2026)1 400 000 000 d’étoiles100  000 000 d’étoiles 1 étoile de la VL sur 500

L’après Gaia se fera sûrement en proche Infra Rouge (IR) pour voir à travers les nuages de gaz.

Les Résultats

Gaia aide à comprendre beaucoup de choses sur la voie lactée, les galaxies voisines, la formation des populations stellaires, la distribution de la matière noire…

Courbe de rotation

Gaia nous renseigne sur la courbe de rotation de la VL, ce qui renvoie à la conférence de M. François Hammer, sur la masse de la VL, l’équilibre du disque, la quantité de matière noire…  

Mouvement Radiaux

Identification de mouvements radiaux le long des bras :

cid:46416efc-f093-4760-9d88-3644466e3a2e

Ces mesures permettent de s’assurer que le comportement de la VL (spirale barrée) est conforme à la spécification (simulation ci-dessous) – ou inversement.

cid:e27c1079-ad61-4f89-9eba-e8c2fffb6eef

Mouvements Verticaux

Identification de mouvements verticaux, oscillations qui se propagent dans le disque.
L’origine est là aussi débattue : rotation de la barre ? Galaxie du Sagittaire ? Vestige de la formation du bulbe ?

Courants Stellaires

Identification de nombreux courants stellaires, amas globulaires en cours de désagrégation.

cid:fe517ae2-def1-4834-bdba-584f7a8229b5

Ces structures « voient » la VL depuis le côté et peuvent nous donner des informations sur la masse de la VL ainsi que sur la répartition de la matière noire qui serait constituée d’un ensemble de sous halos.

Exemple pour Palomar 5 (peu massif quelques milliers de M☉)

cid:a491806d-170a-4146-be24-8b009e4ef521

Exemple pour GD 1 :

Le courant stellaire n’est pas homogène (courbe du haut) et avec des hypothèses sur la répartition de matière on arrive à reconstituer par la simulation les observations.

cid:9fe36bd1-2a1b-494e-bf80-a74e3d1f17b9

Archéologie Galactique

Les mesures de Gaïa nous renseignent sur les évènement d’accrétion de galaxies satellites. Ces mesures faites en se basant sur la métallicité permettent d’identifier des fusions avec des galaxies naines (facteur 10 avec la masse de la VL)

cid:dacace92-6738-414d-8694-673c10a4df67

Conclusion

Cette conférence a été riche en contenu et en ouverture sur des résultats encore partiels et si le satellite Gaia a fini sa mission, ce n’est que le début pour les Astrophysiciens qui travailleront sur le sujet pendant encore des années.

Le support de présentation est disponible pour nos adhérents en zone privée

Nous remercions chaleureusement notre conférencière pour son intervention et ses explications passionnantes!

@Fabrice B

Ces 8 et 9 juin 2025, nous étions au week-end Village Natur’à Vélo à Antony

Comme tous les ans, nous participons au week-end Village Natur’à Vélo, organisé au Parc Marc Sangnier par la Ville d’Antony, afin de présenter l’ensemble de nos activités au public.

Jean-Jacques B est à l’œuvre pour assembler la lunette dédiée aux observations solaires. Nous sommes rejoints par Bernard, Gilles (Groupe Enfants), Nico (qui présente son magnifique sweat-shirt aux couleurs du Club!), et Hervé M.

Le stand est rapidement monté, les astrophotographies entièrement réalisées par les membres du Club sont exposées, ainsi qu’un diaporama présentant l’ensemble de nos activités. La météo est capricieuse et nous devons protéger le matériel d’une petite pluie qui, souhaitons-le, sera la seule du week-end!

Tandis que Hervé affine les réglages de la lunette solaire, Jean-Pierre arrive et prépare le stand du Groupe Enfants. Le ballon (1,40 m de diamètre!) représente le Soleil, qui servira de support pour sensibiliser les enfants sur le fonctionnement des étoiles, et les planètes de notre système solaire (représentées à l’échelle). Maud nous rejoint également et assemble le stand du Groupe Enfants.

Les membres du Club sont prêts à recevoir le public

Les premiers visiteurs arrivent, un astronome junior est très intéressé !
Jean-Pierre et Maud sont tout de suite à la manœuvre.

Le public et notamment les plus jeunes peuvent admirer le Soleil, en toute sécurité, sous la supervision de Nicolas, avec notre lunette astronomique spécialement dédiée pour les observations solaires.
Christophe Z nous fait le plaisir de sa visite !

Les questions fusent au stand du Groupe Enfants et au spot d’observation !
Puis c’est le moment de la pause déjeuner. Bon appétit Nico !

Johann et sa famille nous rendent une sympathique visite, ainsi que Emilie, et Alain notre photographe évènementiel!
Jaroslav nous a rejoint et installe son télescope compact SeeStar en mode solaire.

Le public est très intéressé, surtout les plus jeunes !
Philippe R nous rejoint au stand !

Les observations solaires s’enchainent, sous le regard de Hervé, Bernard et Bertrand!

L’ambiance est détendue, et une bonne affluence du public est observée.

Notre deuxième journée au week-end Village-Nature se traduit également par une bonne participation du public.
Baptiste Z, Georges O nous ont rejoint, ainsi que Christophe P au spot d’observation solaire ! Je tente une capture solaire avec un smartphone.

Hervé répond aux nombreuses demandes du public, Jean-Pierre est assailli de questions! Et soudainement, notre ballon Soleil éclate, c’est de l’astrophysique appliquée !

Les enfants sont toujours autant passionnés par l’astronomie !

En fin de journée, nous proposons des observations solaires à M. le Maire et son équipe, que nous avons le plaisir de recevoir au stand du Club.

Nous remercions chaleureusement la municipalité d’Antony pour l’organisation du week-end Village Natur’à Velo, ainsi que tous les membres du Club, pour leur participation et leur présence à cet évènement.

@Michel

Ce 23 mai, présentation d’une visioconférence publique par M. Brahim Lamine sur le centenaire de la Relativité générale

Ce soir, M. Brahim Lamine, Maître de conférence à l’Université de Toulouse, dans le domaine de recherches de la cosmologie et la Relativité générale, a bien voulu présenter, pour le Club d’astronomie d’Antony, une visioconférence publique intitulée Relativité générale : déjà plus de 100 ans ! (et presque pas une ride).

Notre conférencier débute son intervention devant un auditoire attentif à distance.

Après un rappel de la notion de gravitation selon Newton et de l’universalité de la chute des corps, Brahim Lamine évoque les travaux de Albert Einstein en 1915 et la dynamique de l’Espace-temps.

Notre conférencier développe les notions d’interaction gravitationnelle par une masse sur une particule, de compacité, de déviation de la lumière et de lentilles gravitationnelles, ainsi que les preuves historiques et modernes.

Brahim Lamine évoque ensuite l’effet Einstein, le paradoxe des jumeaux, le projet PHARAO et le test moderne de l’effet Shapiro.

La mise en évidence des ondes gravitationnelles : de la prédiction par Einstein en 1916 à la découverte en 1960 du Pulsar binaire PSR1913+16 par Hulse et Taylor, L’intuition de Kip Thorne en 1994, la première détection d’une fusion de deux trous noirs le 14 septembre 2015; le bilan des observations en 2024.

Les conséquences astrophysiques et cosmologiques de ces découvertes, interrogations et attentes.

Nous remercions chaleureusement M. Brahim Lamine pour cette passionnante visioconférence, qui a éclairé l’auditoire sur la compréhension de la Relativité générale.

Les adhérents peuvent retrouver le replay de la conférence en zone privée.

@Michel